Janus Magazine N°25 | Arts visuels à l'hôpital

 | Archives | Contact

Janus Magazine N°25

le 3 janvier 2010

image

Le numéro 25 du magazine Janus consacré au Festival Européen des Arts Visuels à l’Hôpital.

Traitant « de la porte qui sépare l’hôpital du monde extérieur et en particulier de ce qui se passe une fois qu’elle est franchie par la figure de l’artiste » selon les termes de Nicola Setari, rédacteur en chef de Janus, ce numéro, bilingue français-anglais, avec quelques passages en italien et en espagnol, se veut source d’inspiration et de méditation.

En effet, il présente les 9 projets de la 1ère édition du Festival Européen des Arts Visuels à l’Hôpital, organisée cette année par l’association Art dans la Cité, photos des œuvres et des ateliers ainsi qu’interviews des artistes (avant et après résidence) à l’appui. Il s’arrête également, à travers des textes de réflexion, sur la thématique spécifique de l’art à l’hôpital.

Mettant en avant le thème de la catharsis, Nicola Setari se demande si les artistes peuvent, à l’hôpital, faire la différence, « générer et apporter un élément qui fait défaut dans le processus de guérison standard ». Quant à Rachel Even, directrice artistique d’ADLC, elle pointe ce sensible sujet transversal : comment rendre les œuvres d’art « conciliables avec l’accueil et le quotidien des patients, avec leur humanité en souffrance ? », car dans ce milieu hospitalier si délicat, « venir parler d’art peut paraître si superflu et inutile ».

Telles sont les questions abordées par différents auteurs qui tenteront d’y trouver, au fil des pages de ce numéro 25 de Janus, des réponses, ou tout du moins de susciter la réflexion.

Ce numéro permet ainsi d’insister sur la place de l’art à l’hôpital, son « inutilité nécessaire », comme le rappelle Rachel Even. L’art peut en effet jouer un rôle de tremplin vers d’autres possibles, par le fait d’offrir au patient, à son entourage et au personnel une occasion, un moyen de se soustraire des difficultés, parfois trop prégnantes, de ce lieu si sensible, d’autant que, précise Olivier Galaverna, neuroscientifique et aujourd’hui directeur scientifique d’ADLC, l’« intelligibilité universelle des arts plastiques est un atout important pour leur impact au sein de l’hôpital ».

Tout comme l’artiste, indique Olivier Galaverna, « joue un peu le rôle du Lapin Blanc qui guide Alice vers le pays des merveilles, un autre monde où tout est possible », ce numéro nous rappelle que l’intervention artistique à l’hôpital a lieu d’être, pas seulement dans un but décoratif ou esthétique, mais dans une volonté de dialogue pérenne entre l’artiste, l’œuvre, le lieu, les patients et les hospitaliers.

Cet ouvrage est maintenant disponible pour tout nouvel adhérent.

Consulter le sommaire de cet ouvrage

 

Commentaires

Donnez-nous votre avis sur cet article